Le ramonage d’un conduit de fumée est avant tout une question de sécurité. Un conduit encombré ou sale peut entraîner un début d’incendie. C’est pourquoi le ramonage est un acte obligatoire lorsque vous possédez une cheminée, un poêle ou une chaudière à la maison.
Le ramonage fait partie intégrante de l’entretien de votre équipement de chauffage. Plus vous en prenez soin, plus il durera longtemps. Ramoner votre conduit de fumée permet à votre poêle de conserver ses performances et son rendement, tout en allongeant sa durée de vie. Le tirage est amélioré et vous réalisez même des économies de combustible. La fréquence de ramonage est fixée localement dans le R.D.S.T. de chaque département. De manière générale, l’obligation de ramoner son conduit porte sur deux ramonages par an.
Un ramonage doit obligatoirement être fait pendant la période de chauffe (de novembre à mars). L’entretien annuel (ramonage du conduit de fumées et entretien de l’appareil) doit être fait de préférence hors période de chauffe (printemps ou été). Le certificat de ramonage est un document officiel qui atteste que votre cheminée a été ramonée par un professionnel. Ce certificat est important car il peut être demandé par votre assurance habitation.
Le bistre communément appelé goudron durci est une matière constituée de molécules de carbone et d’huile issue de la fumée. Une fois déposé sur les conduits de cheminée, après oxydation en présence de l’air, il durcit pour constituer une couche compacte semblable à du goudron. Son accumulation dans les conduits peut entraîner l’intoxication au CO à cause de l’obstruction des conduits qui rend difficile la sortie de la fumée.
Le débistrage est une action mécanique qui consiste à enlever le bistre et le goudron de votre conduit par martèlement. Après protection de l’environnement de la cheminée, le débistrage (dégoudronnage) pourra commencer. Nous utilisons des cannes de ramonage rotative de diamètre adapté et remplaçons le hérisson (brosse avec des poils en nylon) par un bout muni de chainette.
Les masselottes de la « débistreuse » viendront alors taper les parois de la cheminée et feront tomber le goudron. Grâce à nos aspirateurs industriels puissants, les poussières de suies seront évacuées. Nous récupérerons ensuite les goudrons.
Plusieurs causes sont à l’origine de la formation du bistre:
- Une mauvaise isolation du conduit de cheminée. Le choc thermique créé entre la froideur dudit conduit et la chaleur issue de la fumée après l’allumage du feu (le refroidissement des fumées chaudes avant l'évacuation) peut causer une condensation qui serait à l’origine du goudron et du bistre.
- Conduit trop large ou trop grande section : l’encrassement dans cette circonstance est très prévisible.
- Mauvaise procédure lors de l’allumage de feu : afin d’éviter le dépôt du bistre, il faudra allumer un feu progressif à l’aide de petit bois et d’un allume-feu. Il n’est pas conseillé de commencer par les grands feux.
- Utilisation de bois non conventionnel : L’usage de bois fraîchement coupé entraîne rapidement l’encrassement de votre conduit au même titre que les bois de résine (les pins, sapins, épicéa…). Les bois de résine, en plus d’encrasser les parois de la cheminée, peuvent provoquer un incendie de cheminée par émission de petites flammes.
Si le nettoyage de votre cheminée ou de votre insert se fait selon la règle, c’est-à-dire régulièrement, vous n’aurez rien à craindre du bistre. En effet, un ramonage parfait et régulier permet d’éliminer à chaque période le bistre formé. Par contre, le débistrage devient indispensable lorsqu’il y a une accumulation assez importante de bistre rendant inefficace le ramonage.
Quand faut-il absolument réaliser un débistrage ?
Lorsque le goudron qui s’est formé dans votre conduit a tellement durci que le ramonage, n’est plus suffisant.
Quand vous voulez installer un tubage dans un conduit maçonné pour améliorer l’isolation ou l’étanchéité.
L’entretien du poêle à granulés comprend généralement les deux opérations : entretien approfondi du poêle et ramonage du conduit.
L’utilisation d’un poêle à granulés nécessite un entretien régulier pour bien fonctionner.
Toutes ces manipulations doivent être réalisées lorsque votre appareil est éteint et froid pour éviter tout risque de brûlure ou d'incendie.
Tous les ans ou toutes les 2 000 heures de fonctionnement, un entretien en profondeur par un technicien est nécessaire. Cette opération peut demander une intervention logicielle (remise à zéro des heures de fonctionnement) et se fait généralement en même temps que le ramonage. Voici les opérations extraordinaires effectuées par le technicien qui devrait prendre au moins 1 heure.
Nettoyage de l’extracteur des fumées :
Le moteur d’extraction des fumées se présente sous la forme d’un « escargot » et doit être nettoyé en profondeur. Son accès se fait généralement en enlevant les parements latéraux. Il faut ensuite retirer les 4 vis pour l’ouvrir en deux. Les cendres sont aspirées et le joint contrôlé.
Nettoyage du ventilateur tangentiel :
Ce ventilateur assure la propulsion de l’air chaud dans la maison (dans le cas d’un poêle ventilé). Il arrive que des dépôts de poussières ou de cendres se logent sur ses pales. Cela peut provoquer un déséquilibre et être une source de bruit. Un entretien au pinceau au niveau des ailettes suffit.
Contrôle de l’état général :
Les joints doivent être vérifiés, ils se remplacent environ tous les deux ans. De même, une inspection visuelle des fils électriques et des tubes du pressostat à l’intérieur du poêle est requise. À l’extérieur, on contrôle que l’arrivée d’air ne soit pas obstruée et que le câble d’alimentation soit en bon état. Idéalement, la fin de l’entretien se conclut par une mise en route fonctionnelle du poêle à granulés.
Nettoyage approfondi :
Du creuset, de la chambre de combustion, du corps de chauffe, de la bougie d’allumage et de son fourreau.
L’utilisation de pellets de qualité permet d’allonger la durée de vie du poêle en limitant son encrassement. Plus vous le nettoyez régulièrement, plus votre équipement vous suivra longtemps.
La procédure de diagnostic d’un conduit de fumée se déroule en trois phases:
- Préparation du conduit : ramonage mécanique, nettoyage chimique ou débistrage selon l’importance et la nature des dépôts sur la paroi interne du conduit à inspecter.
- Inspection vidéo.
- Test d'étanchéité.
Un conduit, surtout s'il n'est pas tubé doit être parfaitement étanche et ne présenter aucune fissure.
Un diagnostic de conduit de cheminée peut intervenir pour plusieurs raisons :
- Vérifier la vacuité des conduits de fumée inaccessibles ou parties non visibles à l’œil.
- Vérification de l’état du conduit de fumée (achat / vente d’un bien).
- Trouver les réponses aux problèmes rencontrés avec votre appareil de chauffage.
- Suite à un « feu de cheminée ».
INSPECTION VIDEO
L’inspection des conduits d’évacuation dans le but d’en découvrir leur détérioration doit d’abord être visuelle. C’est l’une des compétences des professionnels concernés d’effectuer un relevé in situ des fissures, de la décoloration des tuyaux ( qui trahit son âge) , des déformations éventuelles, des jonctions affaiblies, etc.
Pour observer précisément l'état de vos conduits de cheminées peu importent les diamètres, la caméra endoscopique peut être la meilleure option. Il s'agit d'une tête de caméra connectée à un câble flexible, qui se glisse parfaitement dans toutes les irrégularités.
TEST D'ÉTANCHÉITE
Les tests d’étanchéité sont indispensables (et obligatoires pour les tubages) tous les 3 ans pour vérifier l’étanchéité du conduit de fumée.
Consiste à brûler une cartouche fumigène dans le conduit et à rechercher les fuites éventuelles.
Le ramoneur viendra alors obstruer la sortie de toit ainsi que le bas du conduit de fumée. Une machine à fumée sera ensuite mise en route. Le ramoneur vérifiera alors que votre conduit est bien étanche et qu’il ne représente aucun danger
RAMONAGE SERVICE 46
180 Route de la Tuilerie, CAMBES 46100
07 83 88 52 07